Le "low cost’ tue la Planète...

mardi 1er juin 2010
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D’un côté, ce seraient les gentils, (nous les nantis) les pays développés engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique : l’Union européenne surtout... De l’autre, les méchants : la Chine, l’Inde et les Etats dits salissants, accusés de tous les maux. Une vision du monde simpliste qui passe à côté de l’essentiel. Car, l’Inde et la Chine émettent des gaz à effet de serre pour nous : fabriquer nos jouets, cultiver nos légumes.

Nos importations alimentaires de Chine se sont accru de 44 % entre 2005 et 2007. En 2008, la France a importé 411 millions d’euros d’aliments chinois. Une asperge sur deux vendue en France vient de Chine : 4 fois moins chère à produire du côté de Shenzen que sur les rives de la Méditerranée.
En deux ans, les importations de meubles chinois ont bondi de 54 %.

Forts de notre bonne conscience, nous nous ruons aussi sur les étalages de tee-shirts à 2 euros (ou moins), en "ignorant" que nous consommons du CO2...
Spirale de la consommation boulimique. Le consommateur low cost, "consommateur intelligent" (?), préfère ne pas se poser de questions. Le jean bon marché parcourt 70 000 km avant d’être vendu à Paris ou à Limoges ? Et alors ?

Pour répondre à nos besoins, les entreprises ont délocalisé leur production. Tant pis si cette production à bas coût est polluante, elle pollue loin !

Au début de l’année 2009, Gao Li, responsable chinois du dossier "changement climatique" proposait qu’une partie des émissions de CO2 de son pays soit créditée au bilan des pays riches. Logique : la moitié de la hausse des émissions de gaz carbonique en Chine est due aux exportations vers les pays développés !

"Doit-on accepter que la production d’une tomate marocaine, du côté d’Agadir, entraîne l’assèchement des nappes phréatiques locales et des bouleversements irréversibles sur le milieu naturel ?
Peut-on encore s’exalter devant le film Home, de Yann Arthus-Bertrand, tout en faisant ses courses dans les magasins discount ?" (question d’un article du Monde de décembre 2009)

Nous préférons croire à la magie low cost, imaginer qu’il est possible de produire la même voiture ou la même robe pour un coût dix fois moins élevé sans impact supplémentaire sur l’état de la planète. En vérité, le miracle low cost n’est qu’un mirage. "Le consommateur à bas coût est le premier responsable du réchauffement climatique, incapable de voir que son comportement est suicidaire."

La course aux bas coûts, la folie low cost, ne délocalise pas seulement les emplois. Elle délocalise aussi nos propres pollutions...


De plus la production agricole du Sud (au sens PVD) vendue au Nord se fait au détriment des cultures alimentaires locales, aussi bien dans le Sud que dans le Nord...

- http://www.cfo-news.com/Prix-casses-low-cost-Danger-_a11776.html

- http://www.infosdelaplanete.org/1860/la-catastrophe-des-aliments-low-cost.html


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