Perturbateurs endocriniens : quand les substances chimiques, dont le round up, les cosmétiques et les plastiques, s’attaquent à nos enfants...

jeudi 19 janvier 2012
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Peu après la Seconde Guerre mondiale, certains problèmes hormonaux ont été détectés chez l’homme et l’animal. Baisse de la fertilité, recrudescence des cancers (prostate, sein,ovaire, etc), puberté précoce… autant d’effets des perturbateurs endocriniens.

Comme ils ont de plus en plus présents dans notre consommation quotidienne, ces molécules chimiques font l’objet de recherches et de colloques mais ne mettent pas tous les scientifiques d’accord.

D’où viennent les perturbateurs endocriniens, ces fléaux sanitaires actuels ?

Présents dans l’air, l’eau, le sol et les aliments, les perturbateurs endocriniens font l’objet d’une attention toute particulière de la part de la communauté scientifique. Depuis 1999, l’Union européenne en donne une définition précise : « Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant donc des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou sous-populations ». Nos enfants cumulent les perturnateurs que nous avons reçus avec ceux qu’ils reçoivent eux-mêmes de leur environnement... et ils les transmettront à leur tour...

En 2007, l’Europe a établi une liste de 320 substances susceptibles de perturber le système endocrinien humain.

Evitez les 22 substances toxiques nouvellement identifiées par les ONG !

- Bisphénol A : plastiques transparents, boîtes de conserves, tickets de courses, canettes alimentaires, barquettes en plastique surtout microondables…...

- dioxines, et apparentés PCB,

- phtalates, parabens (regardez les compositions de vos cosmétiques : vernis à ongles, , shampooings, savons douche... )

- pesticides organochlorés comme le DDT (mais regardez les produits de jardin que vous avez chez vous… et voir plus bas l’exemple du Round up)

- la dégradation de certains alkylphénols, antiosydants des plastiques

- ester de glycol,

- le dibromochloropropane...

Des hommes moins fertiles, des animaux hermaphrodites

Après la baisse de la fertilité chez l’homme, larecrudescence des cancers des testicules, de la prostate et du sein ainsi que la puberté (surtout féminine) de plus en plus précoce observée dès les années 50, d’autres effets se sont ajoutés à la liste :

- modifications de la proportion de mâles à la naissance,

- troubles de la fonction reproductrice féminine,

- malformations congénitales,

- risques de mortalité intra-utérine,

- altérations de la fonction thyroïdienne, troubles du métabolisme.

Les effets sont également notables chez les animaux. Des anomalies du système reproducteur ont été constatées chez diverses espèces de poissons (y compris à l’Etang du Vignoble), de reptiles et de gastéropodes. Pire encore, certains alligators naissent avec des attributs virils réduits, des populations de poissons et d’amphibiens exposées aux pesticides se féminisent, des grenouilles mâles deviennent hermaphrodites.

Un Programme de recherches initié par le Ministère de l’Ecologie

Devant l’enjeu environnemental et sanitaire, le ministère de l’Ecologie a lancé, en 2005, le Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens (PNRPE). Chargé de soutenir les recherches fondamentales de créer une communauté de chercheurs dédiés, le PNRPE a déjà fait l’objet de deux appels à propositions de recherche.

Depuis 2005, le PNRPE a déjà financé 22 projets de recherche et mobilise 60 équipes pour un budget de 3 millions d’euros. Le troisième appel à propositions de recherche a été lancé au second semestre 2010 par le ministère et concerne la caractérisation de l’exposition, l’analyse du risque sanitaire et la prise en charge du problème dans les politiques publiques.

Le Round up, une nouvelle fois incriminé

En plus d’induire des nécroses et l’apoptose sur des cellules testiculaires de rats à des doses comprises entre 50 et 10000 ppm, l’équipe scientifique de Caen montre dans une toute nouvelle étude in vitro des effets de perturbation endocrinienne à des doses même très faibles de glyphosate et de Round Up que 1 ppm ( partie par million, soit 1 mg/kg). De telles doses sont retrouvées dans les urines d’agriculteurs. La publication souligne qu’une perturbation hormonale des cellules testiculaires pourrait induire des perturbations de la reproduction et du nombre de spermatozoïdes.

Pour en savoir plus :

- Reference : Clair, É., et al. A glyphosate-based herbicide induces necrosis and apoptosis in mature rat testicular cells in vitro, and testosterone decrease at lower levels. Toxicol. in Vitro (2012), doi:10.1016/j.tiv.2011.12.009

Abstract gratuit et achat de l’étude complète à :
http://www.sciencedirect.com
/science/article/pii/S0887233311003341

- http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/771953541745249614035691288700/11_perturbateurs_systeme_endocrinien.pdf

http://www.pnrpe.fr/IMG/CPP_RisquesPE.pdf-


La migration des perturbateurs endocriniens vient essentiellement des emballages contenant des plastiques et des cosmétiques.

Evitons-les le plus possible.


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