Trame Verte et Bleue : le Valenciennois en retard...

mardi 10 décembre 2013
popularité : 13%

Pour les Trames Vertes et Bleues, le Valenciennois est le dernier de la classe au point de vue national.
Nous avons la forêt la plus faible , à cause de la grande concentration urbaine.
Quels sont les autres points de blocage pour la continuité biologique ?
-  Les infrastructures autoroutières ;
-  les canaux

Le nombre d’oiseaux chassés est dix fois plus important que dans d’autres régions. Nous avons proportionnellement 4 à 5 fois plus de chasseurs qu’en Allemagne et en Grand Bretagne.

http://www.nord.gouv.fr/Actualites/Information-et-participation-du-public/Consultations-publiques/Schema-regional-de-coherence-ecologique-trame-verte-et-bleue-Nord-Pas-de-Calais

Le texte que LVE avait rédigé pour le SCoT du Valeniennois :

Trame verte et bleue.

L’économie repose largement sur ce que la nature met à notre disposition (eau potable, alimentation, sols riches en humus…) et sur les services que les écosystèmes nous rendent (pollinisation, prévention des inondations, fertilisation des sols, amélioration du cadre de vie…). Le capital naturel est donc aussi un capital économique.

La trame verte et bleue, appelée aussi continuité écologique, cherche à maintenir et à reconstituer un réseau d’échanges pour que les espèces animales et végétales puissent, comme l’homme, communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer. Donc assurer leur survie.

Le territoire du SCoT a certes la chance de posséder un couloir biologique avec le Parc Transfrontalier, le Parc Scarpe-Escaut ; et des espèces encore récemment disparues commencent à revenir par l’Est. Le Valenciennois possède un réseau hydrographique assez dense avec l’Escaut dont la qualité des eaux est à préserver, d’autant que l’Escaut est un fleuve international. La nappe de la craie, moins filtrée que les nappes dans le sable, est plus sensible aux pollutions.Le tissu urbain, comme une bande au cœur du Territoire, forme une barrière. Aussi est-il important de prévoir et d’encourager une restauration de bandes et de niches écologiques : haies avec des espèces autochtones, bois morts, noues et mares..

Les causes de destruction de la biodiversité sont multiples, surtout anthropiques  :

-  La fragmentation des trames vertes et bleues par l’urbanisation, la culture intensive et les trames grises que sont les infrastructures routières et surtout autoroutières.

Ceci affecte tout particulièrement les prairies ,les zones humides, les tourbières.

-  Les pollutions d’origine domestique, industrielle et agricole, et même dues aux infrastructures routières (surtout si elles sont souterraines).

-  L’introduction d’espèces exotiques envahissantes comme les élodées dans les plans d’eau et les fossés, comme la renouée du Japon le long des autoroutes, des canaux et même en ville.

-  Le changement climatique peut s’ajouter aux autres causes ou les aggraver. Il modifie les conditions de vie des espèces, les forçant à migrer ou à adapter leur mode de vie, ce que toutes ne sont pas capables de faire.

Des aménagements de trames vertes et bleues possibles et bénéfiques  :

-  L’introduction ou la préservation d’éléments fixes du paysage (haies, talus,
murets, bosquets, bandes enherbées, etc.) favorise la diversité biologique, en constituant des corridors écologiques. Alors que l’agriculture intensive entraîne l’homogénéisation des paysages et des milieux.

-  L’aménagement de passages à faune (pont végétalisé, tunnel…), là où on a

repéré qu’un corridor préexistait, permet de remettre en état des continuités écologiques que des infrastructures routières détruisent.

- En aménageant des ouvertures dans les clôtures, la petite faune (hérissons,

mulots, crapauds…) peut se déplacer de jardin en jardin. Semer des espaces de prairies fleuries favorise les indispensables pollénisateurs. Laisser un peu de bois mort pour les xylophages et les abris de hérissons. Là encore, il s’agit de maintenir ou remettre en état.

- L’aménagement d’ouvrages adaptés, comme des passes à poissons, permet aux espèces de franchir les obstacles le long des cours d’eaux avec barrages et d’assurer leur cycle de vie. La création de mares dans les jardins pour aider libellules et petits batraciens à traverser les zones fortement urbanisées. La sauvegarde des espaces verts en ville…

La formation de tous les acteurs du territoire est un véritable enjeu, tout autant que le développement d’une ingénierie de projet adaptée à l’accompagnement de ces mutations dans la gestion des territoires.


Agenda

<<

2018

 

<<

Juin

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829301
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Plateforme de camping entre particuliers

samedi 14 juin 2014

teforme_de_camping_entre_particuliers_1994.html

Osons la Bio

vendredi 11 novembre 2011

Un lien pour une pétition pour peser sur les candidats aux présidentielles afin d’encourager la culture bio en France
alors que nous importons ...

http://action.bioconsomacteurs.org/