Perturbateurs endocriniens : l’engagement des Villes et Territoires ; le Temps de l’Action !

mercredi 11 avril 2018
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Edito du Bulletin du RES avril 2018

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS, SANTE ENVIRONNEMENTALE : LE TEMPS DE L’ACTION !

« Stratégie pertinente et opportune », « Résultats positifs qui restent le plus souvent à amplifier »...Les Inspections générales (Santé, Développement Durable et Agriculture) ont publié leur rapport d’évaluation de la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens SNPE. Feu vert donc pour la 2ème phase !

Le RES s’est félicité de ce rapport car la SNPE était une demande du RES. La SNPE repose sur un objectif : diminuer l’exposition de la population, sans référence à des normes.

C’est exactement l’objectif de la Charte « Villes et Territoires sans PE » lancée par le RES en octobre dernier. Grande Synthe, Coeur d’Ostrevent, Paris, Strasbourg, ... des collectivités locales de plus en plus nombreuses s’engagent. Autre préconisation des inspections générales : réexaminer les normes compte-tenu de la spécificité des PE.

C’était exactement l’objectif du colloque organisé par le RES le 20 mars dernier à Poitiers. 200 personnes réunies pour réfléchir sur le thème « PE, Eau et Santé : quelles normes pour demain ? ». Les normes actuelles sont en effet obsolètes car basées sur la science d’il y a 50 ans.

2018 est une année charnière, puisque l’Assemblée générale de l’ONU va de nouveau débattre de la réponse de la communauté internationale à l’épidémie mondiale de maladies chroniques. Objectif : - 30 % de mortalité prématurée d’ici 2030.

Mais la Ministre de la Santé présente sa stratégie de santé sans y faire référence et la santé environnementale reste marginale.

Le RES demande l’organisation d’Etats Généraux de la Santé Environnementale. Plus que jamais un grand mouvement citoyen est nécessaire pour faire bouger les lignes. C’est possible, comme le montre l’appel lancé dans le bassin minier le 3 février dernier et porté par les collectivités locales, à l’initiative de l’association APRES, membre du RES !

Fin janvier, Strasbourg rejoint les Villes sans P.E.

Paris sans perturbateurs endocriniens dans les bâtiments publics ( crèches, écoles....) et dans les marchés publics :

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Madrid, Stockholm, Paris, Lille, Limoges, Cœur d’Ostrevent, Grande Synthe, Guéret...dans les villes, les communautés de communes, mais aussi les hôpitaux, les maternités et les crèches, la mobilisation se développe pour éliminer les Perturbateurs Endocriniens. Les collectivités locales ont la capacité de peser par leur poids économique via la commande publique, mais aussi via leur capacité de mobilisation de la population. Preuve est aussi faite que ce n’est pas seulement une préoccupation des populations favorisées, mais que c’est aussi une préoccupation dans les communes populaires confrontées à la double peine : taux de chômage élevé et taux plus élevé de maladies chroniques. C’est le bilan de la journée organisée par le Réseau Environnement Santé qui a réuni près de 200 participants à Paris mardi 10 Octobre. Le principe d’une 2ème rencontre européenne à Paris en octobre 2018 a été acté.

Après le rejet par le Parlement européen du projet de définition des Perturbateurs Endocriniens présenté par la Commission Européenne, le discours de la Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson a apporté des éléments précis sur l’engagement du gouvernement :

- La France remet en cause l’exemption pour les pesticides ayant des propriétés perturbateurs endocriniens et revient à sa position initiale sur la question de la définition des perturbateurs endocriniens.

- Étiquetage des produits de grande consommation : pour une plus grande lisibilité de la présence de perturbateurs endocriniens

- Budget supplémentaire de 2 M € pour la recherche sur les perturbateurs endocrinien

- La santé environnementale sera un axe majeur de la politique de santé dans le cadre de la Stratégie Nationale de Santé prévue pour décembre prochain

- Ouverture d’un site d’information sur les perturbateurs endocriniens

- Journée nationale sans perturbateurs endocriniens en 2018.

« Nous nous réjouissons de voir que la mobilisation de la société civile a été comprise du gouvernement, constate André Cicolella, président du RES. Nous attendons maintenant une traduction concrète dans les Etats Généraux de l’Alimentation, car 80 % de la charge en Perturbateurs endocriniens provient de l’alimentation.


Et Valenciennes ? et Anzin ? Aulnoy ? Trith saint Léger ? Saint-Amand ? Quand ?
Surtout que dans ces communes, de nombreuses mesures sont déjà prises dans ce sens...


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Organisée par l’Association APRES et les RES

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